Henri Ploquin (1924-2009) : De la terre à la brique.  De la brique aux P.T.T.
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  Table des matières

  1. Les mémoires de ma jeunesse


  2. Les premiers souvenirs de mon enfance


  3. Un autre souvenir de jeunesse


  4. Une aventure à l'âge de huit ans


  5. Un copain d'école


  6. Ma sortie d'école


  7. Mes premières fréquentations avec Simone


  8. Après notre mariage


  9. Ma nouvelle usine


  10. Ma première rencontre avec les P.T.T.


  11. Trois semaines à la Possonnière


  12. Un souvenir de facteur


  13. Histoire ou aventure dans un bureau de poste


  14. Montjean-sur-Loire


  15. Montfaucon-sur-Moine


  16. Rue de la Petite Planque, à Candé


  17. Un lièvre tombé en bonnes mains


  18. Mon départ à la retraite

  19.  
  20. Mot de la fin

  21.  
  22. Dessins originaux accompagnant mon récit

  23.  

Chapitre 5
Un copain d'école


J'avais un copain qui, un jour, en vacances, m'avait invité à venir le voir un après-midi.  Il habitait à deux kilomètres environ de chez moi, par les chemins verts, tout en suivant la rivière Le Crésel.

Il était comme moi, prêt à faire des bêtises, et ce jour-là, il fallait bien qu'il lui en arrive une.  Sa mère avait acheté un gros coq de ferme, en fin de saison, pour le manger, car ils étaient six ou sept à la maison.  C'était pendant les grandes vacances, au mois d'août ou septembre.  Sa mère avait mis ce gros coq là, sous une mue comme l'on appelle, une petite cabane en gros grillage, très basse, qu'elle avait posée sur l'herbe, tout près du jardin.  Ce fameux coq tournait en rond dans la cage.  Rien de plus marrant que de le faire fâcher dans sa cage.  C'est alors que mon copain, un petit rigolo, lui prend idée de lui pisser dessus.  Il s'était mis à plat ventre sur la cage ronde et avait sorti sa petite « quèquète » à travers le gros grillage.

Le coq tout étonné regarde ce petit bout qui dépasse et croyant que c'était un ver de terre, d'un grand coup de bec lui pince le bout de ce que l'on pense.  Mon pauvre copain braillait en se tenant le bout qui saignait et qui était à moitié coupé.  Il fallut tout de suite le Docteur pour lui recoudre.  Quand la rentrée des classes est venue, tous les copains d'école le savaient et le baptisèrent « Queue torte ».  Un bon souvenir de vacances.

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