Henri Ploquin (1924-2009) : De la terre à la brique.  De la brique aux P.T.T.
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  Table des matières

  1. Les mémoires de ma jeunesse


  2. Les premiers souvenirs de mon enfance


  3. Un autre souvenir de jeunesse


  4. Une aventure à l'âge de huit ans


  5. Un copain d'école


  6. Ma sortie d'école


  7. Mes premières fréquentations avec Simone


  8. Après notre mariage


  9. Ma nouvelle usine


  10. Ma première rencontre avec les P.T.T.


  11. Trois semaines à la Possonnière


  12. Un souvenir de facteur


  13. Histoire ou aventure dans un bureau de poste


  14. Montjean-sur-Loire


  15. Montfaucon-sur-Moine


  16. Rue de la Petite Planque, à Candé


  17. Un lièvre tombé en bonnes mains


  18. Mon départ à la retraite

  19.  
  20. Mot de la fin

  21.  
  22. Dessins originaux accompagnant mon récit

  23.  

Chapitre 11
Trois semaines à la Possonnière


Un beau matin, le bureau de la Possonnière me demanda d'aller faire un remplacement de trois semaines.  Je partis donc à mobylette car je n'avais pas de voiture à cette époque-là; je partis à cinq heures le matin; passe-montagne, casque ... et en route.  Le Louroux-Béconnais, Bécon les Granits, Saint Augustin des Bois, Saint Georges et la Possonnière.  J'avais 45 ou 50 km à parcourir le matin, une tournée de facteur que je ne connaissais pas, et l'après-midi je rentrais à Candé.  Cela me faisait 130 km par jour, peut-être plus, et sans frais de déplacements ou presque pas.  Le lendemain, il fallut repartir.  Je ne sais s'il y en a un autre que moi qui voudrait refaire tout ce que j'ai fait.  Tous les deux ou trois jours, il fallait reviser la mobylette pour le lendemain.

Un jour en allant à la Possonnière, j'avais juste dépassé Saint Augustin des Bois.  J'étais à mi-route de Saint Georges, il était 6 H. du matin et il faisait encore nuit.  Tout à coup, j'aperçois dans la lumière de mon phare de mobylette, une bande de vaches sur la route.  Deux ou trois étaient couchées sur le bord du côté droit.  J'ai juste eu le temps de freiner très fort et j'étais dessus.  Il ne passait pas beaucoup de voitures à cette heure là.  J'ai prévenu à la première ferme à droite, à quelques centaines de mètres de là.  Les fermiers se levaient.  Ils m'ont tout juste remercié et je suis reparti pour La Possonnière dont j'ai gardé un bon souvenir.

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